Aujourd’hui un client m’a envoyé un mail pour savoir quand on pouvait se parler rapidement sur Skype vu que c’était urgent.
Lui qui n’a jamais voulu me parler urgemment.
Alors je débloque mon agenda pour l’heure suivante.
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Une heure trente plus tard il se connecte, m’appelle, et me demande comment je vais.
Puis il me dit que les médecins lui ont donné 2 années à vivre.
Il a 50 ans, 3 enfants, de 8 et 8 et 10 ans. Je me sens proche de lui.
Il m’a dit cela. A commencé à pleurer. Moi aussi.
C’est un client d’entreprise. Depuis 4 années que nous travaillons ensemble. Nous avons eu le temps de nous affronter durant ces longs mois et ces longues évolutions. De nous confronter aussi, puis au fur et à mesure avoir du respect l’un pour l’autre qui a ensuite évolué vers de l’estime.
Cette nouvelle me bouleverse.
Cette nouvelle me bouscule.
Cette nouvelle me rappelle de manière crue à quel point nous sommes impermanents sur cette terre. A quel point il est vital d’être en lien. A quel point ces moments partagé avec lui – même si la cause historique est business – sont avant tout des moments partagés entre êtres humains.
Nous n’avons pas pu continuer à parler. Nous nous reparlerons demain ou après-demain. Le temps pour chacun de digérer le fait d’avoir fait passer la mort dans nos champs de consciences respectifs. Dans le réel. Dans notre relation. Dans la vie.




Ric Elias est inconnu du grand public.

